Pendant toute la troisième édition, La Sardinha Cup, fidèle à son concept de course-école, a accueilli dans l’équipe d’organisation des jeunes pour leur faire découvrir les différents métiers au coeur d’un tel évenement. En leur donnant également l’occasion de mettre en pratique leur apprentissage. Ainsi, Chloé Baranger, qui vient de terminer sa deuxième année de licence Information/Communication à l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers, a interrogé Estelle Graveleau, directrice du Team Vendée Formation, pour dresser le bilan de la course.

Quel bilan sportif faites-vous de cette troisième édition ?
Notre but avec La Sardinha Cup était avant tout de proposer une course à l’étranger, sans communication à bord des Figaro Beneteau 3. Les skippers avaient pour challenge de naviguer selon leur instinct, leur bon sens, leur connaissance de la mer et de l’air. D’un point de vue sportif, pour les navigateurs aguerris comme pour les bizuths, cette course leur a ainsi permis d’en apprendre davantage sur la course en Figaro, d’autant plus lorsqu’on navigue en double. Il ne faut pas oublier que La Sardinha Cup est avant tout une course école où le but est d’apprendre, donc l’objectif est rempli.

Et du point de vue de l’organisation ?
Là encore, les objectifs sont atteints, cette troisième édition s’est déroulée, comme les précédentes, dans un très bon état d’esprit. Je tiens d’ailleurs à remercier toute l’équipe qui a su être polyvalente et répondre rapidement à toutes les demandes, en ayant toujours le sourire. Ce que nous souhaitions depuis le début avec La Sardinha Cup, c’est être toujours sérieux, sans se prendre au sérieux. Pour les éditions à venir, il y aura des choses à modifier, comme dans toute organisation, c’est un travail que nous allons réaliser ensemble avec le Team Vendée Formation, les partenaires, les skippers, la Fédération Française de Voile et l’équipe organisatrice.

La Sardinha Cup a enfin été au Portugal, comment s’est passée cette escale ?
La destination de Figueira Da Foz nous a semblé évidente, Saint-Gilles-Croix-de-Vie étant le berceau de la sardine, nous avons décidé de suivre leurs parcours en passant par le cap Finisterre et le Golfe de Gascogne, ce qui nous a menés jusqu’au Portugal. La ville de Figueira Da Foz, qui est également un port sardinier, nous a chaleureusement accueillis et nous leur avons montré, en retour, notre savoir-faire gillocrucien. Organiser une course au Portugal, c’était aussi l’occasion de chercher de nouveaux navigateurs étrangers, de s’ouvrir à de nouveaux territoires et de faire en sorte qu’une épreuve du Championnat de France Elite de course au large aille hors de nos frontières. Et nous comptons bien y retourner dans deux ans, pour la quatrième édition de La Sardinha Cup !