Premiers de la Course 1 Pays de Saint-Gilles Tourisme, quatrièmes de la Course 2 ce dimanche matin à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Maël Garnier et Pierre Leboucher (Ageas-Team Baie de Saint-Brieuc) ont remporté la troisième édition de La Sardinha Cup (avant jury). Voici leurs réactions à l’arrivée au ponton de Port-la-Vie.

Comment avez-vous vécu cette longue deuxième étape ?
Maël Garnier : On savait que rien ne serait gagné avant d’avoir franchi la ligne, comme chaque course, mais celle-là plus particulièrement vu que les cartes ont été rebattues tout du long, à la fin, on ne savait pas où étaient les gens du sud. On a vu des gens revenir à chaque fois, on ne savait pas d’où ils sortaient, ça remettait le jeu à plat en permanence, il fallait être bon dans les transitions. On a vraiment eu de tout sur cette étape, le vent a fait des 360 un paquet de fois. On a eu de 0 à 45 nœuds, on a fait pas mal de près. L’entente à bord a été super, c’était parfois un peu tendu parce qu’il fallait être dessus, il y a eu énormément de changements de voiles à faire, c’était dur pour les nerfs, mais on s’en sort plutôt bien, on est contents.
Pierre Leboucher : C’était dur, parce que quand il n’y a pas de vent, il faut être dessus, on ne se repose pas, il faut essayer de faire avancer le bateau avec rien du tout. Il y a eu pas mal de regroupements, notamment un très gros après le Cap Finisterre, c’était comme une nouvelle ligne de départ au bout de deux jours et demi. Il y a eu ensuite un dernier regroupement, une dernière transition, on sentait que c’était celle qu’il ne fallait pas louper, parce que derrière, les cartes étaient battues. On a joué notre jeu, comme la météo n’était pas du tout comme sur les fichiers, on a essayé de ne faire que du bord rapprochant, en espérant que la dernière oscillation soit de notre côté. Je pense qu’on aurait pu finir deuxièmes de l’étape, mais les deux dernières heures, le vent n’a pas tourné en notre faveur, et deux bateaux du sud sont passés, mais c’était chouette, et à bord, on a été très complémentaires.

Quand vous avez coupé la ligné, vous saviez que vous aviez course gagnée ?
Maël Garnier :
Oui, parce qu’on venait de demander au comité, mais 500 mètres avant la ligne, on avait encore des doutes. On savait que c’était une belle étape, mais c’est une belle surprise, un beau finish.
Pierre Leboucher : On avait un doute sur Région Bretagne-CMB Performance parce qu’on ne le voyait pas à l’AIS, on ne voyait pas non plus Achille (Nebout) et Pierre (Quiroga), une fois qu’on a su qu’ils étaient derrière, on s’est dit que c’était bon !

Maël, c’est ta première grande victoire en Figaro Beneteau, tu t’en souviendras de cette Sardinha Cup ?
Maël Garnier :
Oui, c’est clair. Ce n’est que ma deuxième saison, on voit la progression, mais tout ça, c’est aussi grâce à Pierre, à ses conseils, il m’a énormément transmis sur l’eau, d’un point de vue humain, technique, météo, connaissance du bateau, tout ce qu’on veut ! C’était une régate très complète, c’était sport, on a eu toutes les conditions, il y a eu du jeu et ça fait plaisir de batailler devant. L’année dernière, j’ai commencé, petit bizuth, c’était compliqué, là, franchement, depuis le début de la saison, je sens qu’il y a de la progression, j’ai envie d’être devant de plus en plus ! C’était une super expérience, il va maintenant falloir que j’applique en solo ce que j’ai appris avec Pierre.

Pierre, que penses-tu de ton élève ?
Pierre Leboucher :
Ce n’est pas vraiment mon élève, c’est mon équipier. J’adore le double, c’est génial tout ce qu’on peut partager. En début de saison, Maël avait fait de beaux passages, des bonnes premières parties de course, c’est top par rapport à ce qu’il faisait l’année dernière, là, il a encore progressé.