Le fait marquant du jour, vendredi, sur la Course 2 Pays de Saint-Gilles Tourisme, seconde étape de La Sardinha Cup partie mardi de Figueira da Foz, est la scission de la flotte entre deux groupes. La météo restant toujours peu ventée et incertaine, impossible de dire quelle sera l’option payante, verdict attendu dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Gilles-Croix-de-Vie !

Le point course du jour : séparation de trafic

Encore une longue journée ce vendredi pour la flotte des 21 Figaro Beneteau engagés sur la Course 2 Pays de Saint-Gilles Tourisme, confrontés à des vents toujours erratiques dans le Golfe de Gascogne, même si, peu à peu, la situation tend à se stabiliser. « Cet après-midi, ils progressent au près, dans pas trop de vent, vu leurs vitesses. La météo se range un peu, et normalement, ils vont avoir du vent jusqu’à la fin, même s’il va évoluer, entre est-nord-est, nord-nord-ouest, tout dépendra du déplacement d’un centre dépressionnaire dans le Golfe », explique Guillaume Rottée, le directeur de course.

Si un franc-tireur, Mercy Ships (Victor d’Ersu-Tiphaine Ragueneau), a misé sur une option radicale au nord-ouest, la flotte s’est scindée en deux gros groupes dans la journée : onze bateaux au nord, parmi lesquels le vainqueur de la première étape, Ageas-Team Baie de Saint-Brieuc (Maël Garnier/Pierre Leboucher), Teamwork (Nils Palmieri/Pierre Le Roy), Skipper Macif (Erwan Le Draoulec/Loïs Berrehar), neuf plus au sud, emmenés par Région Bretagne-CMB Performance (Tom Laperche/Morgan Lagravière) et Amarris-Primeo Energie (Achille Nebout/Pierre Quiroga).

« Les derniers routages vendredi après-midi donnent un léger avantage au nord, mais rien n’est fait et je pense que quasiment tous ont encore leurs chances, on pourra peut-être faire davantage de pronostics en fin de matinée samedi », ajoute Guillaume Rottée. Qui conclut : « La seule chose certaine, c’est qu’ils seront bien rincés en arrivant, parce que l’étape est quand même super éprouvante, avec beaucoup de phases de transition, une météo très difficile à lire. » Résultat des courses dans la nuit de samedi à dimanche.

Le Mag de La Sardinha : une fresque spéciale Sardinha

Comme pour l’affiche officielle, issue d’un tableau peint par une artiste locale, Corinne Groisard, le Team Vendée Formation, organisateur de La Sardinha Cup, a fait réaliser une grande fresque illustrant la course par un graffeur originaire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Pedro, son nom d’artiste.

« La classe Figaro Beneteau nous demandait une identification particulière sur le ponton pour les trois premiers de la course, raconte Estelle Graveleau, directrice du Team. Comme ça nous embêtait de faire des pavillons, comme on en voit un peu toujours, on s’est mis autour d’une table pour chercher quelque chose de différent et on a eu cette idée de faire décorer une belle moquette par un artiste local. On a alors lancé un appel à candidatures, on a reçu plusieurs réponses, dont celle de Pedro. On l’a choisi, parce que le message qu’il nous a envoyé était top. En gros, il nous disait qu’il aimait cet esprit de faire travailler des gens de Saint-Gilles-Croix-de-Vie pour montrer qu’on savait faire de belles choses ici. »

Artiste-peintre de 38 ans revenu habiter à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, où il a vécu toute sa jeunesse, Pedro confirme : « J’ai effectivement apprécié cette démarche, et comme je travaille souvent sur des projets en solo, le fait de participer à une aventure plus collective m’a plu. » Le résultat, qui lui a pris une journée, au rouleau et à la bombe ? Une grande fresque, visible sur un des côtés du chapiteau officiel du village, sur laquelle on retrouve tous les marqueurs de La Sardinha Cup et du Pays de Saint-Gilles : « J’ai essayé de faire un mix entre le port de pêche, le port de plaisance et le lieu de vie, mais aussi, bien évidemment, de mettre en avant la sardine, qui est l’image centrale de la course, et les bateaux, on devine un Figaro Beneteau en arrière-plan. »

Des bateaux qui, alors qu’il a passé quasiment vingt ans sur les bords de l’Atlantique, lui restent assez étrangers : « Je me disais ça récemment avec des amis : j’ai grandi ici, j’y suis revenu, mais je ne navigue pas ! » Cette collaboration lui a en revanche ouvert les yeux sur une course et des skippers dont il a, depuis le coup d’envoi le 6 juin, suivi plus attentivement le parcours entre Pays de Saint-Gilles et Portugal. Des skippers qui, si la pluie ne fait pas son apparition, fouleront dimanche la fameuse moquette signée Pedro sur le ponton de Port la Vie !