Après une journée de jeudi bien perturbée en entrée de Golfe de Gascogne, la flotte des 21 Figaro Beneteau en course sur la seconde étape de La Sardinha Cup poursuit sa lente remontée vers la Vendée, terme de cette Course 2 Pays de Saint-Gilles Tourisme, dans des conditions qui restent erratiques. « Ils n’ont pas beaucoup avancé cette nuit, constate le directeur de course, Guillaume Rottée, mais c’est conforme à ce qu’on attendait hier, à savoir que leur progression se fait par à-coups. »

Ce vendredi matin, à 250 milles de la ligne d’arrivée, c’est Région Bretagne-CMB Performance (Tom Laperche/Morgan Lagravière), souvent aux avant-postes depuis le départ mardi de Figueira da Foz, qui a repris la tête, parvenu à creuser un petit écart de 3 milles sur un groupe dans lequel on trouve Région Normandie (Guillaume Pirouelle/Robin Follin), Amarris-Primeo Energie (Achille Nebout/Pierre Quiroga), Skipper Macif (Erwan Le Draoulec/Loïs Berrehar) et les bizuths de Passion Santé-Trans-Forme (Romen Richard/Victor Le Pape), qu’on n’attendait pas forcément à pareille fête après leur dernière place de la première étape.

« On constate que ceux qui, hier, avaient pris l’option nord (Teamwork, Région Bretagne-CMB Espoir, Smurfit Kappa-Kingspan, Team Vendée Formation) n’ont pas réussi à faire le break, le groupe du sud étant parvenu à se recaler vers eux, mais aujourd’hui, au vu des conditions, c’est impossible de dire qui va tirer son épingle du jeu », poursuit Guillaume Rottée.

Qui, à propos de la situation météo du jour, commente : « Le petit col barométrique qu’on avait identifié est remonté un peu au nord, on a aujourd’hui une situation plus claire : la grosse chaleur sur l’Espagne et la France provoque la création de petites dépressions thermiques, avec un vent de secteur est-nord-est qui va s’installer. Ce n’est pas un flux constant ni très fort, ils vont encore traverser des périodes de molles, mais ça va leur permettre de continuer à avancer. Dans ces conditions, même s’il n’y a pas de vérité absolue, on dit souvent que la route la plus courte est la meilleure. Dans les centres de formation, on conseille en général aux marins de tendre leurs trajectoires. » L’ETA du matin ? « Les modèles convergent désormais : entre 2 et 4h du matin dans la nuit de samedi à dimanche. »