Noé Morisot, 13 ans, élève de quatrième à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, effectue un stage sur La Sardinha Cup, course-école des métiers de la mer, l’occasion pour lui, mais également pour Chloé Baranger, qui vient de terminer sa deuxième année de licence Information/Communication à l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers, de découvrir l’envers du décor d’une organisation d’événement et de donner de précieux coups de main au service communication. Noé a ainsi rédigé un article à l’escale de Figueira da Foz, que nous publions :

Au cours de la première étape de La Sardinha Cup qui a mené les Figaro Beneteau 3 de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) à Figueira da Foz (Portugal), où ils sont arrivés le vendredi 10 juin, plusieurs duos, comme ceux de Marine Nationale–Fondation de la mer (Philippe Hartz/Eric Delamare) et Prisme Océan (Pierre Grenié/Valentin Dantec), ont abîmé leurs voiles (spis, grands-voiles…)

« On a une grande voile déchirée, le J2 déchiré et un spi explosé, confie Philippe Hartz. Notre spi étant irréparable, Team Baie de Saint-Brieuc nous en prête un, nous les remercions. » Malgré cela, Philippe Hartz et Eric Delamare écoperont d’une pénalité de 10%, ce qui veut dire qu’ils perdront deux places à l’arrivée, car le règlement de la classe Figaro Beneteau stipule qu’il est interdit de changer les voiles entre deux étapes, sous peine d’écoper de pénalités. Mais Philippe Hartz, qui a effectué un aller-retour lundi à Porto pour récupérer ses autres voiles déchirées, réparées dans une voilerie locale, reste optimiste : « C’est le jeu, il faut l’accepter. On a fait de mauvais choix. »

Pierre Grenié a lui aussi déchiré son grand spi, et s’il a pensé un temps que cette perte serait sans conséquence pour la seconde étape au vu des conditions météorologiques qui ne nécessitaient pas forcément son utilisation, il a finalement lancé un appel à la flotte lors du briefing de veille de départ lundi soir à Figueira da Foz. Et là encore, la solidarité a joué : « On a beaucoup de chance, le Team Bretagne-CMB nous prête un grand spi pour la deuxième étape, on est bien soulagés parce que ça aurait été la punition de partir sans », a-t-il confié mardi matin avant de prendre la mer.

Son co-skipper Valentin Dantec souligne au passage la qualité de l’organisation : « C’est top parce que la direction de course avait prévu une voilerie pour réparer les voiles. » Rendez-vous à Saint-Gilles Croix de vie !