Avant le départ de la Course 2 Pays de Saint-Gilles Tourisme ce mardi à 13h (heure française), Guillaume Rottée, le directeur de course de La Sardinha Cup, pose le cadre de cette deuxième étape entre Figueira da Foz et saint-Gilles-Croix-de-Vie (560 milles).

Pourquoi avoir décalé le départ à midi (heure locale, 13h en France) et supprimé le contournement de l’île d’Yeu avant l’arrivée ?
On a effectivement décalé d’une heure parce qu’on risquait un départ dans pas du tout de vent. Pour ce qui est du tour de l’île d’Yeu, le but était de simplifier l’arrivée, compte tenu des petites incertitudes de timing et de vent sur la fin d’étape. Donc c’est un tout droit jusqu’à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, c’est finalement rare de voir des parcours comme ça sans aucune marque, avec une bouée de départ, une bouée d’arrivée et rien entre les deux.

En revanche une situation météo compliquée…
Oui, il va y avoir un peu de tout, les modèles ne sont pas synchrones, c’est difficile de savoir ce qu’il va se passer exactement. Il n’y aura certainement pas beaucoup de vent, je pense qu’ils vont avoir à peu près toutes les directions de vent. Les phénomènes les plus importants sur leur route seront des risques de brume tout le long de la côte de la péninsule ibérique parce qu’il fait très chaud, mais également des risques d’orages. Et peut-être un petit coup de vent très localisé et de courte période au nord du Cap Finisterre, de l’est/nord-est, attendu jeudi matin. C’est difficile de savoir s’ils vont passer avant, pendant ou après. En tout cas, c’est globalement une remontée du Portugal et de l’Espagne dans du vent pas très fort, majoritairement au près, ensuite, c’est assez difficile de se prononcer aujourd’hui. Quant à l’arrivée, elle est pour l’instant prévue au mieux en fin d’après-midi de samedi dans des vents assez légers.

Dans ces conditions incertaines, peut-on s’attendre à voir certains tenter des options tranchées ?
S’ils se chauffent, oui, peut-être que certains ont envie de tenter des trucs. Ce qui est certain, c’est que le scénario n’est pas écrit du tout, contrairement à la première étape où on s’est aperçus que ce qui s’était passé sur l’eau était globalement assez conforme à ce qui était prévu au départ. Là, ça risque de ne pas être le cas. Après, soit ils ont peur et ils restent tous ensemble, soit ils vont tenter des coups et ça pourra éventuellement payer pour certains.

Un mot sur cette escale au Portugal ?
Ça fait du bien, parce que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas été à l’étranger ! Nous qui sommes un peu plus anciens, on était un peu nostalgiques de cette époque où le circuit Figaro Beneteau allait souvent à l’étranger, ça nous rappelle plein de bons souvenirs. Et c’est un grand plaisir de venir ici, l’accueil a vraiment été génial, la ville et le club se sont pliés en quatre pour nous, ça s’est ressenti sur l’ambiance. C’est vraiment agréable quand on fait de l’événementiel que tout le groupe qu’on transporte, entre les compétiteurs, l’équipe de communication, l’équipe nautique, les représentants de la Fédération française de voile, travaillent dans la joie et la bonne humeur.