Achille Nebout/Pierre Quiroga (Amarris-Primeo Energie), deuxièmes :

Pierre Quiroga : « C’était très sympa comme étape, avec du près, des fronts, des cas d’école, qu’on a plutôt très bien gérés. »

Achille Nebout : « On sort en tête sur le deuxième front un peu avant le Cap Finisterre, et là, on ne sait pas trop ce qu’il s’est passé, il va falloir qu’on regarde les traces, on est tombés dans un vent un peu différent par rapport aux gens de derrière et ça a fait un énorme décalage en latéral et on a pris très cher ! Comme on n’avait pas du tout le même vent, on ne pouvait pas faire grand-chose. Ça nous a mis un petit coup au moral de voir les mecs croiser devant avec à peu près 8 milles d’avance, ils étaient tout petits en tout cas, mais on savait que la nuit allait être très compliquée jusqu’à ce qu’on sorte les spis, donc on ne s’est pas trop démoralisés, on a essayé de faire ce qu’on a pu avec le vent erratique qu’on avait, il ne fallait pas trop regarder les bateaux autour car on avait tous des vents différents, on a bien galéré toute la nuit, et en une heure le matin (jeudi), on est revenus dans le match. A ce moment, tout le monde a reviré, on n’a pas compris pourquoi et nous, on a continué tout droit, il fallait traverser la dorsale pour récupérer du vent qui allait prendre de la droite derrière, c’est ce qui s’est passé. Et après, ça a creusé par devant, parce que tu attrapes le vent plus fort avant les autres, de 4 milles, on a pris 8 milles d’avance sur le peloton. »

Pierre Quiroga : « On était alors 1,7 mille derrière Maël et Pierre au Cap Finisterre, on s’est dit qu’on avait douze heures un peu viriles jusqu’à l’arrivée pour passer devant, on était un peu sereins, et ils ont vraiment très bien navigué, il faut les féliciter car on a poussé fort derrière, on a gardé le grand spi toute la nuit. »

Achille Nebout : « Ils ont été impériaux, ils méritent cette victoire et nous, on est contents de cette deuxième place. On s’est très bien organisés dès le début, bien reposés dès la première nuit au près, ça a été une de nos forces pour se remettre dans le match quand ça a été plus compliqué. »

Erwan Le Draoulec/Loïs Berrehar (Skipper Macif), troisièmes :

Loïs Berrehar : « On n’a pas pris un très bon départ, on revient un peu de loin, on a fait un joli boulot dans les fronts au près et on était bien revenus dans le paquet de tête avant que ça parte un peu tous azimuts au Cap Finisterre, on a quand même réussi à revenir petit à petit dans le bon paquet et là, on a fait un alizé portugais qui nous ressemble : on a été rapides, dans le tempo et dans le plaisir, c’était super. Et cerise sur le gâteau à la fin, on a réussi à doubler Région Normandie, c’est un nouveau podium pour nous, c’est cool. »

Erwan Le Draoulec : « Il y a eu de la belle bagarre tout le temps et on a vraiment eu de bonnes vitesses, on a commencé par de belles bêtises au départ et au Cap Finisterre, oùon n’a pas été très inspirés à l’approche de la côte. On a vu ce que faisaient les premiers, on en parlait depuis longtemps, mais on n’a pas osé y aller, quand on les a vus se gaver, c’était un peu dur, mais on est à chaque fois revenus et on a fait une super dernière nuit, on avait la vitesse pour combler ces bêtises de stratégie. »