Tenant du titre de La Sardinha Cup, qu’il avait remportée l’année dernière avec Xavier Macaire, Morgan Lagravière fait équipe sur la troisième édition avec Tom Laperche à bord de Région Bretagne-Crédit Mutuel de Bretagne Performance. Un duo de choc qui semble serein au moment de s’élancer ce lundi sur la Course 1 Pays de Saint-Gilles Tourisme à destination de Figueira da Foz.

Un attelage Tom Laperche/Morgan Lagravière vise forcément la victoire sur La Sardinha Cup ?
Mathématiquement parlant, oui, on peut dire ça, après, on sait que pour y arriver, il y a tout un chemin et des étapes à franchir, donc on essaie de préparer aux mieux cette première étape qui s’annonce assez compliquée en termes d’exigence. On s’attend en effet à plusieurs jours dans de la mer et dans du vent au près, je n’ai pas le souvenir d’avoir fait autant de près en Figaro Beneteau 3, donc ç va aussi être une découverte sur la durée. Mais c’est agréable de s’élancer avec Tom et sur un bateau bien préparé, c’est un contexte qui nous permet d’aborder cette Sardinha Cup le plus sereinement possible.

Qu’attends-tu de cette expérience aux côtés de Tom, vainqueur cette saison de la Solo Maître CoQ et de la Le Havre All Mer Cup ?
Cette course va être l’occasion pour moi de partager, échanger et profiter de son expérience. Avec Tom, on a une dizaine d’années d’écart, pour autant il a plus que fait ses preuves en Figaro, il est au top niveau en ce moment, ça va être hyper intéressant de bénéficier de son expérience et de lui faire partager un peu la mienne. Tom est quelqu’un de certes bien organisé, mais qui fait aussi confiance au naturel, sans se mettre de contraintes particulières, donc on va essayer de laisser les choses se mettre en place naturellement entre nous, de capitaliser au maximum sur nos valeurs ajoutées respectives pour en sortir plus forts tous les deux. On a aussi tous les deux une double casquette, puisque nous naviguons parallèlement sur un Ultim, moi avec le Gitana Team lui sur SVR Lazartigue, ça va être sympa de faire le parallèle sur ces doubles projets.

Justement, quand on a l’habitude de naviguer à 40 nœuds en Ultim, ça ne fait pas bizarre de retrouver des vitesses « lentes » en Figaro Beneteau ?
Non, quand on est dans le feu de l’action, ça ne pose pas de problème car il y a du monde autour et l’objectif est d’être plus rapide que les autres, que ce soit à 40 ou 7 nœuds. Après, quand on voit les projections de routage, c’est vrai que ça change, il va nous falloir trois jours en Figaro pour traverser le golfe de Gascogne, là où en Ultim, on peut mettre une demi-journée. Mais il y a du plaisir à prendre et des choses à apprendre sur tous les supports, certaines sont aussi transposables de l’un à l’autre, c’est aussi ça que je viens chercher, dans une dimension humaine plaisante.

Que viens-tu chercher sur cette Sardinha Cup ?
Ça fait trois fois que je reviens, j’étais présent sur la première édition avec Gildas Mahé, puis l’année dernière avec Xavier Macaire, c’est assez intéressant d’avoir une épreuve comme ça qui permet de renouer avec mes premières amours en Figaro. Je suis super content de me remettre à jour sur le bateau, sachant que les manières de faire évoluent, de se confronter de nouveau à un niveau sportif qui est quand même excellent et de partager cette expérience avec quelqu’un de nouveau, c’est hyper instructif sur toute la ligne.